Capture et saisie d’écran

Description

Pour formuler une rétroaction, expliquer une procédure ou résoudre des problèmes à distance les logiciels de capture d’écran (screencast) peuvent être forts pertinents. Ces logiciels permettent de réaliser des captures en image ou en vidéo que vous pourrez par la suite partager par messagerie ou en les publiant sur des médias sociaux (YouTube, par exemple).

Fonctionnement

Les solutions de capture d’écran présentent généralement les fonctions suivantes.

  1. La sélection : À partir d’un outil, sélection de la région, la fenêtre ou l’ensemble de votre écran à partager.
  2. La capture : Sélection du type de capture: vidéo, vidéo-audio, image.
  3. L’annotation : Ajout de précisions en texte, de couleur ou par l’usage de graphiques (encadrés, flèches, surligneur) pour favoriser la compréhension.
  4. L’édition : Pour les vidéos,  les outils de montage permettent de modifier le clip vidéo et d’y ajouter des effets.
  5. Le partage : Diffusion du fichier vidéo ou de l’image par courriel, Mio ou en l’hébergeant sur un serveur de partage.

Solutions

La section suivante présente une sélection des outils les plus populaires sur les différentes plateformes. Cliquez sur leur nom pour obtenir plus d’information et les télécharger. Veuillez noter que la salle de montage vidéo est accessible aux étudiants et aux enseignants.

 

Outil capture de Windows

TypeLogiciel (Windows et Mac)
CoûtGratuit
SélectionAvancée
CaptureImages
AnnotationLimitée
ÉditionLimitée
PartageSous forme de fichier.

 

Jing

TypeLogiciel (Windows et Mac)
CoûtGratuit
SélectionAvancée
CaptureImages et vidéos (durée maximale de 5 minutes)
AnnotationLimitée (encadré de textes, encadrés et flèches) non ré-éditable
ÉditionAucune. Vidéos en format Flash.
PartageExclusivement par l’entremise du serveur web gratuit ScreenCast

Snagit

TypeLogiciel (Windows et Mac)
CoûtPayant, prix éducatif disponible
SélectionAvancée
CaptureImages et vidéos (durée maximum de 5 minutes)
AnnotationAvancée pour les images. Limitée pour le vidéo, possibilité d’éditer le début et la fin du vidéo (trim)
ÉditionLimitée. Peut être utilisé avec Camstasia
PartageSauvegarde du fichier, par l’entremise du serveur web gratuit ScreenCast ou par publication sur les médias sociaux en format MP4 (YouTube, Vimeo).

 

Explain Everything

TypeApplication mobile (iOS)
CoûtPayant
SélectionNon testé
CaptureNon testé
AnnotationNon testé
ÉditionNon testé
PartageNon testé

Coach’s Eye

TypeApplication mobile spécialisée dans l’analyse vidéo sportive
CoûtPayant
SélectionNon testé
CaptureVidéo et image. Permet la juxtaposition d’image.
AnnotationPermet d’ajouter des angles et des annotations
ÉditionLimitée
PartageNon testé

Camstudio

TypeLogiciel libre
CoûtGratuit
SélectionRégion ou écran
CaptureVidéo
AnnotationAucune
ÉditionAucune
PartageSauvegarde du fichier

 

Greenshot

TypeLogiciel libre de capture d’écran
CoûtGratuit
SélectionAvancée
CaptureImage seulement
AnnotationAvancée.
ÉditionAucune
PartagePlusieurs format de fichiers disponibles

Intégration pédagogique

Bruno Poellhuber et Samuel Bernard développent, dans le cadre du projet Mathéma-TIC une grille de critères pour les vidéos pédagogiques. Ces critères  sont d’ordres pédagogiques,  didactiques, ergonomiques, techniques et visuels.

1. Ergonomie cognitive et visuelle

2. Progression logique des explications mathématiques

3. Durée limitée des capsules (5-7) minutes

4. Clarté et simplicité des explications et des exemples

5. Explicitation du raisonnement

6. Interactivité des capsules (diffusion)

7. Qualité visuelle (non professionnelle)

8. Indépendance/autonomie des capsules

9. Voix engageante, naturelle, sans accent et bonne diction

10. Dynamisme et enthousiasme du présentateur

11. Présence d’une mise en contexte en introduction

12. Facilité de production

Alains Desparois et Charles Lambert exposent, dans le rapport de recherche « La vidéo au service des apprentissages: Impact sur la motivation et la réussite des étudiants » (Page 67-68), ce qu’ils jugent être les conditions gagnantes (nécessaires, mais non suffisantes) pour réaliser des vidéos au service des apprentissages.

1- Accessibilité des vidéos

Les vidéos doivent être facilement accessibles en tout temps, en tout lieu et sur toutes les plateformes. Il est important que la bande passante du réseau de l’institution permette aux étudiants de visionner les vidéos lorsqu’ils sont à l’école. Le visionnement doit pouvoir se faire sur un ordinateur de table ou sur un appareil mobile selon la préférence de l’étudiant. Les vidéos doivent être offertes sur les deux principales plateformes mobiles (iOS et Android). Les étudiants doivent disposer d’un délai minimum de 5 jours afin de visionner une vidéo et ils doivent être clairement avisés de le faire chaque fois que cela est requis.

2- Vidéos de qualité adaptées au contenu du cours

L’internet regorge de vidéos sur différents sujets. Fréquemment cependant, celles-ci ne sont que partiellement adaptées au contenu de nos cours. Il importe d’utiliser des vidéos qui collent parfaitement au contenu du cours que l’on souhaite couvrir. Les vidéos doivent être de courte durée et agréable à visionner. Si la vidéo contient des équations mathématiques, il est recommandé que la notation utilisée soit la même que celle utilisée dans le manuel. Enfin, comme la qualité générale des vidéos utilisées semble avoir une incidence importante sur l’efficacité de l’approche, il est déconseillé de négliger cet aspect.

3- Stratégie pédagogique axée sur la vidéo

Pour optimiser les retombées d’une vidéo en terme d’apprentissages, celle-ci doit être au centre de la stratégie pédagogique choisie par l’enseignant. Certains collègues ont demandé à leurs étudiants de visionner les vidéos sans modifier leur approche pédagogique en classe. Les étudiants leur ont clairement fait savoir que le fait de visionner les vidéos était de peu d’utilité. À notre avis, il est inutile de tout dire dans les vidéos. Celle-ci doit servir à piquer la curiosité, à susciter l’intérêt et à amorcer un nouveau sujet en présentant de façon claire les idées principales.

4- Bien planifier les activités d’apprentissage à faire en classe

Les activités pédagogiques à réaliser en classe doivent être spécialement conçues afin de consolider et d’approfondir les connaissances acquises lors du visionnement de la vidéo. Il doit y avoir une parfaite adéquation entre les objectifs d’apprentissage, le contenu des vidéos et les activités proposées en classe. Les périodes de cours suivant le visionnement d’une vidéo doivent être bien organisées et bien structurées. Au début de la période, il est recommandé d’informer les étudiants du déroulement du cours et de ne pas faire de résumé de la vidéo. Les étudiants doivent être bien encadrés et il est bon de prévoir différentes activités d’apprentissage à l’intérieur d’un même cours.

5- Éducation des étudiants (métacognition)

Un élément dont nous avons peu parlé jusqu’ici est la métacognition. Dans le cadre de notre expérimentation, nous avons présenté la démarche pédagogique à nos étudiants en expliquant les fondements de la pédagogie inversée au début de la session. Plus important encore, nous avons précisé nos attentes quant à leur implication. Nous leur avons parlé de l’importance d’être actif cognitivement lors du visionnement des vidéos en plus de suggérer différentes méthodes de prises de notes pour ce médium. Il est primordial de leur faire prendre conscience qu’ils ne doivent pas écouter les vidéos pédagogiques utilisées dans un contexte de pédagogie inversée comme ils écouteraient une vidéo de Beyoncé. Cet élément est certainement celui qui est le plus souvent négligé par les enseignants qui expérimentent de nouvelles approches pédagogiques. Nous croyons qu’il est primordial de susciter la réflexion de l’étudiant sur son rôle et sur ce qu’on attend de lui en tant qu’apprenant.

6- Varier les stratégies pédagogiques

Nous recommandons de limiter l’utilisation de la vidéo pédagogique à certains sujets ciblés. Pour les autres sujets, il est recommandé de varier les stratégies pédagogiques (APP, démonstrations, cours magistraux, etc.). L’impact de la pédagogie inversée risque d’être plus important lorsqu’elle est utilisée avec parcimonie plutôt que pour l’ensemble des contenus du cours. En tant qu’enseignant, il s’agit d’une corde de plus à notre arc, mais elle ne doit pas nous priver de tout ce que nous faisons de bien et qui fonctionne depuis des années.

Ces conditions sont celles qui améliorent les chances de succès de notre approche pédagogique lorsqu’elles sont réunies. Elles ne doivent toutefois pas décourager un enseignant qui serait tenté d’expérimenter la pédagogie inversée. Il est bien entendu possible d’obtenir des résultats intéressants sans réunir toutes ces conditions ou en utilisant une « recette » qui peut différer passablement de celle que nous avons présentée. À ce titre, Samuel Bernard, professeur de mathématique au cégep régional de Lanaudière à Terrebonne et fondateur du projet mathema-TIC, de même que Christian Drouin, professeur de chimie au cégep Maisonneuve constituent deux exemples de professeurs qui utilisent leur propre modèle de pédagogie inversée avec succès depuis quelques sessions déjà.

Autres ressources